Compétences

L’écologie digitale, un enjeu majeur de la RSE

Date de publication : 10.07.2019

ECOLOGIE DIGITALE

La prise de conscience au sein de l’entreprise est récente : la révolution numérique a un coût énergétique important et donc des conséquences lourdes pour l'environnement. L’écologie digitale, qui étudie l’impact environnemental des différents écosystèmes reliant l’humain et le digital, propose différentes actions pour limiter les effets nuisibles sur l’environnement. Un aspect déjà majeur de la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises !

Les questions autour de la RSE ne peuvent plus s'analyser sans prendre en compte le digital. 91 % des Français* estiment que l'écologie digitale est un sujet majeur. Envoi de mails, recherches sur le web… : ces actions nécessitent de recourir à des centres de stockage qui génèrent d'importantes émissions de CO2 et ont donc une empreinte écologique non négligeable.

Les bonnes pratiques définies par Digital for the Planet

Des solutions simples sont déjà répertoriées. Ainsi, l'ONG Digital for the Planet affiche 9 règles à suivre au quotidien pour une utilisation numérique responsable.
Quelques exemples de bonnes pratiques pour limiter la consommation d’énergie de nos outils numériques :

  • nettoyer sa boîte mail régulièrement,
  • fermer les onglets inutilisés,
  • désactiver les notifications non nécessaires,
  • débrancher son téléphone dès qu’il est chargé,
  • supprimer les applications non utilisées,
  • privilégier les plateformes de communication collaboratives (Whatsapp…) plutôt que de multiplier les mails avec de nombreuses personnes en copie, etc.
     

L’agenda pour un futur numérique et écologique de la Fing

La Fondation internet nouvelle génération (Fing), quant à elle, s’est donné pour mission de faire converger transitions écologique et numérique. Elle présente sa vision globale à travers 20 défis établis dans son « agenda** pour un futur numérique et écologique ».
Se basant sur un constat, la transition écologique est l’horizon indispensable de nos sociétés, la transition numérique la grande force transformatrice de notre époque. L’une a le but, l’autre le chemin : chacune a besoin de l’autre. », la Fing reste optimiste et propose différents domaines à explorer, parmi lesquels :

  • mettre les data au service de l’écologie : la mise à disposition des data peut permettre d’accroître nos connaissances sur l’environnement, de mesurer notre impact écologique et de mieux anticiper les dégâts.
  • relier open source et écologie : le monde du logiciel libre est un levier puissant pour démocratiser des technologies durables.
  • mettre en place un numérique contre (ou post) effondrement : le « rapport Meadows » du MIT publié en 1972, annonçait que le numérique, par son empreinte écologique, participait à l’« effondrement » de notre civilisation. L’étude de la Fing explique que le numérique pourrait aussi être un allié pour lutter contre l'effondrement qui nous attend car il « appuie de nouvelles sources d’imaginaires, de recherche et d’innovations ».

On l’aura compris, il est encore temps d’agir en informant les salariés, en communiquant sur les enjeux, en s’assurant du respect des nouvelles règles. Le rôle des entreprises est crucial et elles doivent s’impliquer sans attendre.

 

*Enquête réalisée par le cabinet Occurrence pour Digital for the Planet
**http://fing.org/agenda-futur-numerique-ecologique